post#2 Cruising the Forest Roads (WA)


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POST #2

Cruising the forest roads, wa


Il est 2h30 du matin, Le réveil sonne dans la chambre de mon hôtel à Seattle. Soudain une tête émerge de la tonne d’oreillet du lit voisin. Je reconnais bien là cette petite frimousse qui me regarde avec un air prêt a vivre n’importe quelle aventure aujoujourd'hui. Jon me dit alors : tu avais raison, on se réveille pile poil a 2h30 du mat, c'est dingue! Je sens que l’on a suffisamment dormi et je lui lance: okay, allons voir ce qu'il se passe sur cette péninsule ! Naturellement on se réveille tôt ici et ça tombe bien car une journée bien remplie nous attends. Il faut dire qu’Ici le décalage horaire est de -9h, c’est à dire qu’actuellement en France il est 11h30. Quand on pense à ça, on se dit que finalement on a fait une belle grasse mat.

 

Nous sommes arrivé la veille, fin de journée par le vol AF338 qui pars de Roissy CDG à Seattle. Après un peu plus de 9h de vol, on s’est retrouvé dans cette superbe ville à taille humaine du nord ouest des États Unis. L’état de Washington est le dernier état au nord de la côte ouest, à seulement 2 heures de route de Vancouver, Canada. Ce qui est génial ici, c’est tout ce qui entoure la ville. Vous avez North cascade au Nord, le mont Rainier au sud, Snoqualmie et north bend a l’est et Olympic peninsula a l’ouest. C’est d’ailleurs cet endroit qui nous attire notre curiosité. Découvrir les secrets de cette fabuleuse cote sauvage avec des spots comme le cape Flatterie, le Crescent Lake où les plages noires remplies de bois géants de La Push.

 
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Nous voici lancé sur la route tel des explorateurs du nouveau monde avec comme seules armes nos appareils photo et notre soif de curiosité. Il faut compter environ 3h de route pour rejoindre le premier spot sur notre carte, Crescent Lake. Notre GPS nous indique une arrivée prévue à 6h08. Le soleil se lève à 6h40, le timing parfait pour bien attaquer la journée en joyeuses rafales de 5D !

Évidement il fait nuit noire, dehors la température ne doit pas dépasser les 8 degrés. Il ne pleut pas et pour nous c’est l’essentiel . Jon fait tourner sa playlist de musique toutes chazamés lors de nos différents trip. Mais il reste un inconditionnel de Queen, u2 ou même Cindy Lauper (je plaisante! qui que) Je vous laisse imaginer l’ambiance dans la voiture. Deux Frenchies perdu au milieu  des forêts de l’état de WA écoutant “I want to break free” de Queen à fond dans la bagnole.

Après quelques heures à s'agiter dans la voiture, nous arrivons enfin à Crescent Lake. Un joli petit parking se trouve au pied du lac avec son embarcadère. A peine sorti de notre 4X4, on sens déjà cette atmosphere typiquement américaine. L'ambiance est discrète, calme avec juste le bruit de la nature. Le vent est nul. Au loin, quelques nuages semblent confortablement installé sur les cimes la forêt. Les couleurs sont entre le bleu et le gris, comme j'aime. Une fois de plus, tout nous semble iréele.

Nous sommes tellement content d’être arrivé que nous ne remarquons pas tout de suite la Storm king ranger station sur le dessus du parking. Elle est là, dréssée devant nous, comme posé depuis toujours. cette fameuse cabane en bois fut construite en 1905,  elle servi de refuge au garde forestier Chris Morgenroth, véritable figure locale dans le coin. Son emplacement n'est pas celui d'origine. Elle fut hurtée par un tracteur et détériorée, puis finalement déplacée au bord du lac pour y être entièrement rénovée. C’est toujours une joie indescriptible de découvrir avec nos propres yeux ce genre d’endroits mythiques. Parfois c’est simple d’accès, parfois c’est une vraie galère avec des parties insurmontables. 

Un trail part d'ici mais nous n'aurons pas le temps de la faire. C'est d'ailleurs l'un des plus populaires trail de la péninsule, le storm king trail (environ 3km et env. 510 mètres de dénivelé) Il faut utiliser des cordes pour arriver au sommet et admirer une vue spectaculaire de 360 degrés.

 

Une fois nos cartes SD un peu plus lourdes de nouveaux clichés, nous quittons cet endroit magique en direction de Cape Flaterie, notre prochain stop. Nous arrivons dans un vrai lieu de mystère. C'est un peu le bout du monde ici, Enfin, d'après les livres de légende. Il faut dire qu'ici nous sommes au point le plus au Nord ouest des Etats Unis. Pour y arriver, on longe une route le long du détroit de Juan de Fuca. En face se trouve le Canada, avec Vancouver island. Au bout de la route nous arrivons à Neah bay, la fameuse réserve indienne "Makah". La petite ville semble paisiblement conservé dans son "jus". On décide de faire un stop au Washburn General store, le super market du coin ! A l'intérieur, on y trouve tout ce que nous avons besoin pour se nourir et faire un feu de camp sur la plage. dans les allées du magasin, nous croisons les habitants de la région, typiquement reconnaissable par leur traits de visage indien. 

De retour sur la route, nous ne sommes plus qu'a 20 minutes du cap. On s'enfonce dans une forêt assez dense. Les arbres sont remplis de mousse, c'est assez étrange et tellement sauvage. Nous atteignons enfin le bout de cette route et nous stoppons notre voiture sur un petit parking. Pour atteindre le cap, il faut descendre un chemin a travers une forêt. A l'entrée se trouve un panneau avec quelques indications et des batons en bois  chacuns ornés d'un petit collier de plume. Une mention indique que l'ont peux les utiliser pour se balader avec et que si on veux le garder en souvenir, il faut laisser 5 dollars. Après quelques pas sur des passerelles de bois, un paysage d'une beauté sans précédent s'offre à nous. Des falaises abruptes, des ilots avec des arbres dessus et ses vagues qui viennent s'échouer sur leur rivage. L'endroit est magique ! Nous sommes sidérés par ce lieu envoutant, completement vierge et si beau par ses reliefs découpés et cette forêt qui semble resister aux intempéries. En face se trouve l'île de Tattoosh Island avec un phare qui parait être là depuis quelques décenies.

 

Il est temps de quitter ce temple de la nature pour se diriger vers notre dernière étape de la journée, La Push beach. Après une bonne heure de route à travers la péninsule, nous arrivons à Rialto beach. Ici, nous trouvons une grande étendue de sable noir avec, en lisière de forêt des séquoias geants. certains troncs sont d'ailleurs éffondrés sur la plage. encore une fois nous somme abasourdi par toute cette beauté. Au fur et à mesure de notre promenade, on se faufile entre les troncs et les vagues qui cassent dur le rivage. il règne ici une ambiance surnaturelle. Au large, quatre îles se sont regroupées entre elles avec chacune leur coiffure de forêt inexplorés à ce jour.

 

Nous reprenons la route vers La push qui sera notre destination finale. Arrivé sur le parking, on se demande si le temps est idéal pour camper sur second beach. finalement la météo nous indique qu'une tempête approche avec des vents violants et de la pluie dans la soirée. Ce sera pour une autre fois! Pour rejoindre la plage, il faut traverser de nouveau une forêt. Il faut compter 20 minutes de marche. L'ambiance est encore une fois étrange. Il faut dire que nous sommes seul ici, pas un chat à l'horizon. Ca vaut le coup de continuer car ce qui nous attends dépasse sans aucun doute nos attentes. Un enchevètrement de bois mort constitue un premier rampart pour accèder à la plage. Nous posons les pieds sur cette fameuse plage et notre regard se tourne vers ses îles à quelques mêtres du bord. Le décors est époustouflant. Chacunes de ses ilôts possèdent également une petite fôret sur son top. L'Ocean Pacifique est démonté, ce qui donne une atmosphère encore plus iréelle au lieu. On se pose sur on rondin énorme, au mileu de nul part. A ce moment précis, nous sommes seul sur la plage. Je sors deux bières de mon sac et nous trinquons au bonheur simple de la vie.  

 

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